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Réquisitoire contre les queues

En matière de queues, s’il est bien une situation dans laquelle on regrette qu’elles soient grosses et longues, c’est quand il s’agit de files d’attente.

Qu’on y soit confrontés par besoin pressant ou pour se divertir, à la LMDE ou au Bar du Comptoir Général, se taper une queue est souvent un travail long et difficile.

On tente d’y pénétrer par un bout, puis par l’autre, on s’y glisse, on séduit le portier, mais rien n’y fait: une bonne vraie queue s’appréhende par l’arrière, qu’on le veuille ou non.

Puis on s’impatiente, on trépigne, on pense à autre chose, on frissonne, on avance et on recule, on va et on vient.

Petit à petit la tension monte, on sent l’objectif qui se rapproche. Alors qu’on l’effleure du bout des doigts, un videur musclé nous demande d’attendre un moment de plus.

Enfin, alanguis après parfois des heures de queue, celle-ci nous expulse enfin. Loin de s’en foutre, on se sent atteindre le culmen de la satisfaction.

Et si là on réalise qu’on a pris la mauvaise queue, on ne pipe plus mot, on se sent niquedouille, et on se résout tant bien que mal à remettre le couvert.

Chers guichetiers, patrons de bars ou postiers, faire la queue, ça n’a rien d’une partie de plaisir. S’il vous plait, faites un effort, qu’on puisse se consacrer à d’autres activités.