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La mini-jupe, c’est un état d’esprit.

Ca me surprend toujours quand, à ce moment de l’année où le français lambda commence à se peler le cul frissonner à l’arrivée des premières températures hivernales, on me demande si je n’ai pas froid avec ma mini-jupe.

Je trouve quand même que c’est moyennement à propos de s’inquiéter du bien être calorifique de mes bas de cuisses parce que 1. c’est pas leurs oignons (aux gens) et 2. il parait assez évident que je m’étais tenue au courant de la température extérieure au vu de ma doudoune à col en lapin, de mes bottes fourrées, de mon cache-oreilles en laine et de mon écharpe en cachemire.

(juste en dessous, y’a une mini-jupe)

Ou alors quand un collègue de bureau me demande si je trouve pas que ma jupe est trop courte. Ma jupe n’est visiblement pas « trop courte », non, rien à voir, erreur sémantique, incompréhension lexicologique : ma jupe est « mini ». D’où le nom « mini-jupe » (ça me paraît assez évident).

Ou alors quand on subodore que quand je mets une mini-jupe, c’est parce que j’ai envie de baiser le tout-venant (et notamment les LAGD – Lubriques et Autres Gros Dégueulasses). Non, déjà, les LAGD, personne n’a envie de les baiser, c’est un peu le coeur du problème et sa conséquence. Le serpent qui se mord…. la queue, si je puis dire. Et non, ce n’est pas parce qu’elle – la mini-jupe – est courte que l’accès à l’intérieur est plus facile. Voire, c’est l’inverse, finalement : si on écarte les jambes, la jupe remonte, du coup, autant ne rien mettre du tout.

Un bon conseil, si vous (je m’adresse à vous, les LAGD) voyez une nana cul-nu ornée d’une pancarte « J’ai envie de vous, là tout de suite, peu importe qui vous êtes », ça vous fournira probablement un bien meilleur indicateur que son port de mini-jupe.

Le port de mini-jupe, c’est un état d’esprit.

Un peu comme la moustache. Pourtant on ne demande pas aux moustachus si, l’été, leur zone sub-nasale leur donne trop chaud. On ne leur demande pas s’ils ne trouvent pas qu’ils ont un peu trop de poils sur le visage. On ne les accuse pas de souffrir d’une addiction à l’odeur de poils, les forçant à en disposer à proximité immédiate de leurs glandes olfactives.

Pourquoi donc tant de préjudices à l’égard de la mini-jupe, quand on laisse tranquillement les moustachus évoluer en liberté dans la nature? Je sais pas si vous êtes au courant mais il y a, dans l’Histoire, beaucoup plus de méchants moustachus que de méchants en mini-jupe. Par exemple : Staline. Ou encore : Hitler.

La mini-jupe n’a rien à voir avec l’envie de se geler les fesses ou encore de les offrir en pâture. A vrai dire, ça n’a pas grand chose à voir avec les fesses, sauf à les recouvrir. On n’explique pas la mini-jupe, on la porte. Expliquer la mini-jupe, ce serait comme essayer d’expliquer le cool : il n’y a pas d’explication. Obama est arrivé est le cool Etait, c’est tout.

Bref, tout ça pour dire que oui, je porte des mini-jupes, et non, je ne suis pas une dinde superficielle.


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