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La mononucléose, c’est pas si terrible que ça.

Alors qu’on pourrait croire que oui, rapport aux ganglions géants, au nom étrange du virus (« Epstein-Barr », comme si « mononucléose« , ça faisait pas déjà assez peur. Dans « nucléose », y’a quasiment « nucléaire », si je ne m’abuse), aux affolements des globules blancs et à la potentialité d’explosion de la rate (c’est un organe du genre entrailles).

Mais en fait, ça va.

Ca rapproche des plaisirs simples de la vie comme

– se (re)faire la saison 3 de « Friends » en entier (la meilleure, si vous voulez mon avis),

– manger du chocolat sans même grossir,

– prendre un taxi pour faire l’équivalent de 2 stations de métro,

– mettre un pyjama en pilou-pilou et ne pas se changer pendant 3 jours,

– prétendre faire partie d’un club très privé d’heureux élus – oui, la mononucléose touche 90% de la population mais seules quelques élites triées sur le volet en développent les symptômes,

– et surtout, surtout, la mononucléose, ça permet de faire le kif suprême de tout hypocondriaque malade qui se respecte :

*** GEINDRE ***

 

Finalement, le plus dur dans la mononucléose, c’est la réaction de l’entourage.

  • Il y a ceux qui ne croient pas que c’est une vraie maladie et qui te font : « Ah t’es malade ? Ok et sinon, on se fait un footing demain ? »

Ils ne se rendent pas compte que quand je fais le trajet fond-de-mon-canapé / chiottes, mes ganglions poussent si fort pour sortir de ma nuque que j’ai envie de demander un péridurale.

Moi
  • Il y a ceux qui se foutent de ma gueule (mon médecin traitant par exemple. Moi qui ait tellement confiance en le corps médical), et me balancent des « Ha-ha, la malade du baiser, où t’as été fourrer ta langue toi encore? »

Remarquez que c’est une des rares occurrences de la vie où la réponse « Dans ton cul » n’est pas forcément du meilleur effet.

Moi
  • Il y a ceux qui ont peur de l’attraper
Eux

Non, vraiment, la mononucléose, même pas peur. D’ailleurs, j’arrive tout à fait à mener à bien mes projets hautement stratégiques du marketing de l’Internet.

Moi (mais le dites pas à mon boss)

(coucou les collègues) (j’espère que vous vous êtes hyroalcoolisés l’intégralité du corps !)

Je reviens de 4 à 54 semaines, quand ça ira mieux.