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1 an de 1er roman

Aujourd’hui, Hôtel International a tout juste un an. 🎂 Fêter l’anniversaire d’un livre, c’est bien plus simple que fêter l’anniversaire d’un enfant. Assurément moins onéreux, l’opération ne mobilise par ailleurs pas la moindre compétence culinaire. Par contre, vous n’y échapperez pas : un an, ça implique un album photos souvenirs.

Si on rembobine un peu

Un an avant la naissance d’Hôtel International, j’ai rencontré mon éditeur, Armand, au Salon du Livre 2014. Oui, celui-là même où j’ai fait un selfie avec Emmanuel Carrère (dont je suis pas peu fière).

selfie carrere

Etait-ce là un signe prometteur pour ma carrière d’écrivain ? Je vous laisse juge. En tout cas moi, j’ai pas perdu espoir. Contrat en poche, je pensais que j’avais fait le plus clair du boulot : 1. écrire un livre et 2. trouver un éditeur. Que nenni. Entre ascenceurs émotionnels et choix cornéliens, l’aventure ne faisait que commencer. Et en premier lieu, il a fallu prendre des décisions radicales. 

La couverture

Mon premier brief à l’illustrateur : « J’aimerais bien qu’on voie la ville qui fourmille de monde mais en même temps l’héroïne qui est hyper solitaire, et que ça soit coloré mais quand même élégant, qu’on comprenne que c’est drôle et en même temps profond ». Sa réaction :  Heureusement, c’est aussi mon mec, donc il a persévéré. Voici donc en exclusivité mondiale, le projet de couverture non sélectionnée, à l’état de brouillon (et rapidement abandonné au profit de la merveille d’illustration qui nous éblouit aujourd’hui.) couv_test

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il avait respecté le brief.

Le titre

Je n’ai jamais été très bonne en titre. Mon blog s’appelle « Dinde », je vous laisse en tirer les conclusions afférentes. Celà étant, ça ne m’a pas empêché de brainstormer pendant des semaines et des mois entiers, en mobilisant l’intégralité de mon entourage (y compris ceux qui ne l’avaient pas lu), pour m’aider à pondre un titre convenable. Parmi les refusés : Entre cages à poules et bars à putes (« Vous êtes sérieuse ? » m’a dit mon éditeur)   J’ai des trop petits seins pour faire de la télé-réalité (idée saugrenue de ma coloc d’amour, que je garde en stock pour un prochain opus)    La grande et la petite (idée suisse, qui n’a rien à voir avec le contenu, soit)    Phnom Penh Fashion Week (« Vous êtes sérieux ? » j’ai dit à mon éditeur)     Hôtel International a finalement été élu après avoir été griffoné par Armand, mon éditeur, dans une marge du manuscrit, des mois plus tôt. Mais ça va je lui en veux pas.

La photo de 4ème de couverture

Après avoir du écrire ma propre biographie et parler de moi à la troisième personne en mettant en avant mes qualités (ça, ça va, ça me dérange pas trop), j’ai du poser pour un portrait qui, j’en étais intimement convaincue, allait changer la donne sur les étals des librairies. Voici les tests :    photo
Inutile de préciser que c’est l’option de droite qui a été retenue, mon éditeur et moi-même comptant sur ce doux regard naïf pour faire passer la pilule des blagues néo-coloniales savamment saupoudrées au fil des pages. 

La tenue pour la soirée de lancement

Si on devait calculer la part de l’effort investi entre 1. rédiger le roman et 2. choisir ma robe pour la soirée, c’est sans aucun doute le 2ème qui comptabiliserait un maximum de kilojoules.  Alors que la réponse était pourtant si simple. Il faut payer ses boobs. soiree

A part ça j’ai vécu pas mal de moments de joie intenses.

Comme le jour où Beigbeder a fait un papier sur moi…       beigbeder

(bon par contre, ça n’a pas changé le cours de mon existence, contre toute attente, comme je vous le racontais sur ce même blog)

… ou le jour où je suis passée à la télévision, ce qui n’a pas manqué de faire grimper ma côte de popularité (malgré tous les batons dans les roues que le destin m’a mis bien profond, cf mon récit ici).

tv

… ou encore le jour où je suis passée de l’autre côté du miroir, ou plutôt de l’autre côté du stand du Salon du Livre.

salon du livre

 

Et bien sûr, à chaque fois que j’ai lu une critique (de Livre Hebdo, Standard Mag, Paris-ci la Culture, Vivre au Cambodge, Fattorius, Que Lire, Blablamia, les doux commentaires Amazon et Babelio).

 

Mais ce que j’ai préféré, c’est quand même tous les mots doux et les photos reçus de mes lecteurs et lectrices 💘

HI

Et puisque que je ne peux décemment pas vous copier ici, sur les Internets dénués de toute vie privée, la prose de mes admirateurs, je vous en ai extrait la moelle dans ce word-cloud (pondéré par les occurrences de chaque mot ou expression, ça va de soi) :

wordcloud

Bref, une année faite de hauts et de bas…

…Pour mon moral comme pour ma côte de popularité Amazon, comme l’illustre le schéma ci-dessous.

 

schema

Vous remarquerez la faible collération entre les deux courbes :

  • l’analyse des pics nous montre qu’un passage télé vaut plus qu’un papier dans le Figaro pour Amazon (courbe jaune), mais que cacher son sentiment d’imposture est bien plus facile à gérer quand on ne vous demande rien dans un journal plutôt que quand on vous filme la gueule sur France 2 (courbe mauve).
  • malgré tous les pics de la courbe jaune, la courbe violette, elle, est inexorablement tirée vers le bas : la gravité s’appliquerait donc aussi à la data-visualisation de la confiance en soi.
  • les facteurs exogènes sont parfois plus forts que tout, et la sortie d’Hôtel International en ebook le 12 novembre dernier n’a pas réussi à préserver en moi une once de foi en l’humanité (loin de là).

Aujourd’hui, j’ai un peu de mal à passer à autre chose

Je m’habille Hôtel International

hi-dress
Je m’achète des meubles Hôtel International   

fauteuil
Je radote Hôtel International sur ce blog… Heureusement, le deuxième roman est en chemin !  

Merci à tous ceux qui m’ont déjà lue, et pour tous les autres : qu’est ce que vous foutez ?

Il est dispo en papier #oldschool sur Amazon et dans la plupart des FNAC et réseaux de libraires indés. Et en ebook #geekos sur Kindle, iTunes, Kobo Fnac (et un paquet d’autres plateformes… Je vous laisse Googler tout ça). La version numérique est augmentée des superbes illustrations de Florent Remize – ça vaut le coup !